04/01/2017 : Le premier procès des biens mal acquis est reporté

04/01/2017 – Premier procès des biens mal acquis reporté

Transparency France, principale organisation de lutte contre la corruption
et partie civile sur le dossier, reste confiante et déterminée. Le procès aura bien lieu.

Le tribunal correctionnel s’est prononcé ce matin. Le procès de Teodorin Nguema Obiang à Paris est reporté et aura lieu à Paris du 19 juin au 06 juillet 2017.

Depuis sa mise en examen en 2014, le Vice-président de Guinée Equatoriale a multiplié les manœuvres dilatoires pour tenter de faire annuler les poursuites judiciaires à son encontre. Transparency France regrette, qu’une fois de plus, la défense retarde la procédure.

La procédure suit toutefois son cours et c’est avec sérénité, que nous abordons ce premier procès emblématique dans l’affaire des biens mal acquis. Teodorin Nguema Obiang sera bien jugé à Paris pour les faits dont il est accusé : blanchiment d’abus de biens sociaux, détournement de fonds publics, abus de confiance et corruption.

William Bourdon et l'affaire des biens mal acquis

« Le Tribunal, tout en soulignant le comportement pour le moins singulier des avocats de Teodorin Obiang (qui ont refusé les lettre convoquant leur client aux audiences et qui étaient absents lors de la première audience fixant les dates du procès) a voulu que ce procès ne souffre d’aucune critique s’agissant du respect du contradictoire et a souhaité s’entourer de toute la sécurité juridique nécessaire à la hauteur des enjeux exceptionnels de ce procès. Aussi, cette décision de report n’est qu’un répit et ce procès se tiendra de façon définitive d’ici quelques mois »

William Bourdon, avocat de Transparency France

C’est donc une nouvelle étape de cette odyssée judiciaire qui nous invite à poursuivre notre action avec détermination, grâce notamment au soutien sans failles des associations de lutte contre la corruption et des militants des Droits de l’Homme en France comme en Afrique.

Portrait Daniel Lebègue, Président de Transparency International France

« Ce procès constitue un signal fort envoyé à ces dirigeants, véritables spoliateurs de leurs pays et de leur peuple. L’impunité dont ils bénéficiaient s’érode. Ils ne seront plus à l’abri de poursuites dans les différents pays qui jusqu’à présent les accueillaient et d’une action internationale coordonnée en ce sens. »

Daniel Lebègue, Président de Transparency France

Plus d’informations sur les biens mal acquis

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