16 septembre 2014 – « Unmask the corrupt » : Transparency International appelle les citoyens à faire pression sur le G20 pour démasquer les corrompus
Transparency International appelle à démasquer les corrompus avec le lancement d’un site internet et d’une pétition pour obtenir du G20 qu’il mette enfin un terme à l’opacité des sociétés écran.
 
Paris, le 16 septembre 2014

Grâce aux sociétés écran, les corrompus peuvent déplacer d’importantes sommes d’argent mal acquis et jouir ainsi, dans leur pays ou à l’étranger, d’un train de vie luxueux aux dépens de l’immense majorité des citoyens honnêtes. « Il est grand temps de démasquer les corrompus qui cachent leur identité derrière des sociétés écran pour jouir en toute impunité de l’argent qu’ils ont détourné ou volé» déclare Daniel Lebègue, président de Transparency International France

Les personnes qui se retrouvent ainsi en possession d’un patrimoine privé acquis par détournement de fonds publics, corruption ou blanchiment peuvent aujourd’hui facilement le dissimuler. Il leur suffit de créer une société écran ou un trust où l’identité du véritable bénéficiaire n’apparaît pas. Il ne leur faut alors que quelques minutes, une connexion Internet et une carte bancaire pour le faire, sans avoir à fournir davantage d’explication.

Une fois que la société écran est créée, ils pourront transférer les fonds sur des comptes bancaires. Personne ne saura d’où vient l’argent. Peu importe s’il a été détourné du budget de la santé ou de l’éducation, et si des populations sont directement victimes de ces détournements, il leur sera alors possible d’acquérir, sans autre justification, de l’immobilier de luxe, des yachts ou des voitures de sport par exemple.

Le recours aux sociétés écran par les responsables corrompus et autres criminels est une pratique connue de longue date. Dès lors, pourquoi les États n’exigent-ils pas de déclarer à qui ces sociétés appartiennent réellement ?

Nous demandons que les dirigeants des grandes puissances économiques — le G20 — imposent la publication de l’identité des véritables bénéficiaires de toutes les sociétés et trusts afin de mettre un terme à ces pratiques de dissimulation

Concrètement, les sections de Transparency International en France, au Brésil,  en Indonésie, en Malaisie, au Portugal, en Russie, en Afrique du Sud, en Suisse, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis demandent la création de registres publics des bénéficiaires effectifs des sociétés afin de mettre fin au scandale de la dissimulation de l’argent mal acquis.

Pour nous aider à relayer cet appel, rendez-vous sur unmaskthecorrupt.com

 

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Julian Névo
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