Colloque du 4 juillet 2013 : « Corruption, conflits d’intérêts : la France protège-t-elle suffisamment ses lanceurs d’alerte ? »

L’alerte éthique est le geste accompli par un individu, témoin, notamment dans son activité professionnelle, d’actes illicites ou dangereux pour autrui, touchant à l’intérêt général, et qui décide d’alerter les autorités ayant le pouvoir d’y mettre fin.

Dans la pratique, les lanceurs d’alerte sont trop souvent victimes de représailles pouvant prendre des formes multiples (licenciement abusif, sanctions, placard ou harcèlement, etc.). L’actualité est riche en exemples qui illustrent ce constat : Mediator, BAC de Marseille, Conseil général des Hauts-de-Seine…

Face à cette situation, Transparency International France a organisé, le 4 juillet 2013, une conférence afin de faire prendre conscience de cette réalité. Cette conférence, qui a donné la parole à plusieurs lanceurs d’alerte, a souligné le retard de la France qui est le seul pays, parmi la soixantaine de pays ayant adopté une législation protégeant les lanceurs d’alerte éthique, à ne pas avoir inclus le secteur public. Différents témoignages ont également montré les difficultés rencontrées aujourd’hui en France par les lanceurs d’alerte. Le courage de ces citoyens qui risquent leur carrière, voire pire, en alertant sur des actes contraires à l’éthique, doit au contraire enfin être mis en avant.

Intervenants :

– L’alerte éthique en France : Nicole-Marie Meyer, experte alerte éthique pour Transparency International

– Témoignage d’un lanceur d’alerte : Irène Frachon, à l’origine de l’alerte dans le dossier du Mediator

– La position des syndicats (Europe, France) : Laurent Mahieu, Secrétaire général adjoint de la CFDT Cadres

– L’alerte éthique à l’étranger : l’exemple de la fondation « Public Concern at Work » (RU), Ciara Bottomley, responsable de la ligne d’urgence pour les lanceurs d’alerte

 Lire le compte-rendu de la conférence

 Lire l’intervention de Nicole Marie Meyer