<script type= »text/javascript » src= »//platform-api.sharethis.com/js/sharethis.js#property=58b84c38c15ccc00115b7186&amp;product=sticky-share-buttons »></script>

  • FINANCEMENT DE LA VIE POLITIQUE

    Publier les dépenses des parlementaires

     

    Oui. L’argent public doit être contrôlé. Il faut aujourd’hui un scandale comme celui de François Fillon pour mettre à jour les multiples façons d’arrondir son train de vie grâce à l’argent de l’Etat. Ce contrôle à faire par la population, les journalistes et pas par les Sénateurs ou les parlementaires pour qu’ils se contrôlent entre eux.

    Mieux contrôler dépenses des candidats et partis poltiques en période d’élection présidentielle

    Oui, je suis pour un contrôle.
    Mais je me souviens d’un épisode lié à l’élection présidentielle de 1995. Les « sages » du Conseil constitutionnel, chargés de ce contrôle, dont Roland Dumas, se sont activés à maquiller les comptes de campagne de Balladur et de Chirac dont la remise en cause risquaient de faire annuler l’élection.
    Par contre, en validant les comptes d’Arlette Laguiller ils ont refusé d’en rembourser une partie – 7 millions de francs, soit presque 1 million d’euros – dans le but de frapper au porte-monnaie son parti, Lutte Ouvrière, sous le prétexte totalement formel que c’était lui qui avait réglé directement cette somme et non le mandataire de la candidate. Pourtant les dépenses de la candidate de Lutte Ouvrière (un peu plus de 11 millions de francs) étaient loin d’atteindre le plafond autorisé par l’État (plus de 32 millions de francs).
    Cet épisode illustre que la morale de ces hauts dignitaires est parfois à géométrie variable.

     

  • RENOUVELLEMENT DE LA CLASSE POLITIQUE

    Faire pleinement appliquer dès 2017 la loi sur le non-cumul entre un mandat national et un mandat exécutif local

    Lutte ouvrière n’a pas d’élus, ce problème ne se pose donc pas.

    Pas plus de 3 mandats successifs

    Je pense que les mandats électifs devraient être courts et ne donner lieu à aucun privilège (pas d’indemnisation supérieure au salaire d’un travailleur qualifié). Par ailleurs, comme gage de respect des engagements, les élus devraient être révocables à tout moment par les électeurs.

  • INTEGRITE DES RESPONSABLES POLITIQUES

    Exiger un extrait de casier judiciaire (b2) de tout candidat à une élection au suffrage universel

    Je partage le dégoût de beaucoup de gens devant le comportement de politicien qui détiennent des comptes dans des paradis fiscaux ou sont impliqués dans des affaires de corruption ou de détournements de fonds publics. Je suis choquée que certains soient réélus malgré des condamnations.
    Mais la loi qui permet aux patrons de PSA de fermer une usine et de mettre sur le carreau des milliers d’ouvriers et leurs familles condamne par contre des salariés d’Air France pour une chemise déchirée sans mettre en prison ceux qui décident de supprimer leur gagne pain. Un militant syndical peut être licencié et condamné pour avoir divulgué des informations révélant une pollution, un montage pour échapper au fisc. Il peut également être licencié pour avoir participé à des actions collectives contre des suppressions d’emplois ou la fermeture de son entreprise. A l’inverse, Nicolas Sarkozy peut aujourd’hui brandir la virginité de son casier judiciaire malgré les multiples affaires politico-financières dans lesquelles il est impliqué. Autant dire que dans ces cas concrets, ma confiance va au travailleur combatif, quand bien même il aura été condamné par la justice.
    Je ne suis donc pas d’accord pour faire du casier judiciaire vierge une condition d’éligibilité. Je défends par contre le contrôle et la transparence la plus large possible, à tous les niveaux de l’État comme des entreprises privées, par les salariés, les usagers, la population. Je défends aussi le

    Vérifier la situation fiscale des Ministres, hauts fonctionnaires et responsables publics nommés en conseil des Ministres préalablement à leur nomination

    C’est la moindre des choses. Mais, comme le disent les paroles de « L’Internationale » :
    L’Etat opprime et la loi triche ;
    L’Impôt saigne le malheureux ;
    Nul devoir ne s’impose au riche ;
    Le droit du pauvre est un mot creux.

    Il existe une multitude des niches fiscales, résultat de toutes les interventions cumulées de la bourgeoisie. Les avocats fiscalistes y prospèrent et font en sorte que l’impôt soit le moins lourd possible pour les grands de ce monde. Quant à l’essentiel de l’impôt il est supporté par les classes populaires. L’impôt sur les sociétés, payé par les capitalistes, ne représentait pas plus de 15 % du total des impôts en 2015, contre 20 % pour l’impôt sur le revenu et surtout 50 % pour la TVA, l’impôt le plus injuste qui soit ! Une injustice fiscale que je dénonce.
    Oui, il faut une transparence qui s’exerce vis-à-vis du personnel politique mais surtout vis à vis de la bourgeoisie, en particulier vis à vis de la grande. Si ce contrôle était exercé par les travailleurs eux-mêmes, on pourrait non seulement contrôler les comptes des politiciens et de la bourgeoisie mais ils pourraient savoir d’où vient l’argent. Ils pourraient savoir à qui les banques font des facilités, pourquoi Untel décroche un taux d’intérêt préférentiel, pourquoi le même établissement qui prête des millions à de grandes sociétés refuse un découvert à un travailleur. Et, surtout, ce contrôle permettrait de dévoiler le plus grand scandale de notre société : le mécanisme de l’exploitation, qui concentre les richesses entre les mains d’une minorité privilégiée, au détriment du plus grand nombre.

  • INDÉPENDANCE DE LA JUSTICE

    Assurer l’indépendance des magistrats du Parquet à l’égard du pouvoir exécutif

    « Selon que vous serez puissant ou misérable les jugements de cour vous rendront blanc ou noir ». Cinq siècles après La Fontaine, c’est toujours d’actualité. Les policiers agresseurs de Théo sont laissés en liberté. Des jeunes qui ont jeté des pierres sont condamnés à des peines de prison ferme. Et qu’en est-il des actionnaires de PSA qui, à Aulnay-sous-Bois, ont détruit non un simple abribus, mais une usine automobile de 160 hectares employant 3000 salariés ? Ils ont brisé la vie de nombreuses familles populaires mais eux n’ont jamais été jugés. Ils engrangent même des profits record, augmentés par les suppressions d’emplois !
    La justice sert les riches parce que la loi est faite pour eux. C’est une justice de classe. Si nous ne voulons plus de ces injustices, il faut renverser le capitalisme, ce système où les riches ont tous les droits, et où les travailleurs qui relèvent la tête prennent des coups.

  • PARTICIPATION CITOYENNE

    Pour un citoyen moteur de la décision publique

    Le fond du problème, ce n’est pas de prendre des dispositions législatives ou réglementaires peut-être nécessaires. La Constitution prétend garantir le « droit au travail » tout en tolérant plus de 6 millions de chômeurs. Et il n’y a pas eu moins d’une dizaine de lois pour prôner « l’égalité entre les hommes et les femmes », lois qui ne sont que des voeux pieux et sont foulées au pied toute l’année. Par contre, la loi permet aux grosses entreprises de fermer une usine et de mettre sur le carreau des milliers d’ouvriers et leurs familles. Le fond du problème c’est qui fait la loi dans cette société capitaliste ? Le président ? Le gouvernement ? Le parlement ? Ou bien les maîtres de l’économie, les grands groupes bancaires, industriels ou commerciaux ; ces sociétés du CAC40 avec leurs 75 milliards d’euros de profits dont les trois quart sont distribués aux actionnaires ; les 21 milliardaires de ce pays qui possèdent autant que 25 millions d’habitants ? Tant que les profits de cette minorité passeront avant la vie, fouleront aux pieds tous les droits humains, l’emploi, le salaire, un toit, tant que les hommes politiques défendront cette logique, la dictature que nous subissons a de beaux jours devant elle.

     

    Promouvoir la consultation en ligne des citoyens en amont de la loi

    La consultation en ligne peut permettre de mesurer l’opinion publique, nous l’avons vu lors de la mobilisation contre la loi El Khomri. La pétition en ligne, parallèle à la longue mobilisation, aux grèves, aux manifestations contre la loi El Khomri, a rencontre un succès foudroyant.
    Face à cette mobilisation on a pu constater comment fonctionne la démocratie bourgeoise. Alors que cette loi travail était rejetée par la majorité de la population et par l’écrasante majorité des salariés, destinés à en être les victimes, on a vu comment le gouvernement a pu piétiner sa propre majorité parlementaire en brandissant l’article 49-3 de la Constitution. On a vu le gouvernement user de toutes les ficelles pour imposer une loi écrite sous la dictée du grand patronat, contre la volonté des salariés mobilisés.
    Car le véritable pouvoir n’est pas entre les mains des députés, sénateurs, ou même président de la République. Il est dans les conseils d’administration des grandes entreprises capitalistes et des banques. Leurs actionnaires règnent sur l’économie, qu’ils organisent en fonction de leurs intérêts et de la recherche du profit.
    Pour construire un État qui soit vraiment celui des travailleurs avec des lois favorables au monde du travail, les obstacles ne sont pas techniques : à l’ère de l’ordinateur et avec les moyens de communication performants dont nous disposons aujourd’hui, il n’y a aucune difficulté à mettre en oeuvre la démocratie la plus directe. Mais cela nécessite de se battre pour mettre fin à la dictature des classes possédantes sur la société.

  • ENCADREMENT DU LOBBYING

    S’assurer de l’inscription au registre des représentants d’intérêts de tous les acteurs publics et privés qui exercent une action d’influence

    Oui, il faut faire la lumière sur tous ces groupes de pression. Mais ils illustrent la collusion totale entre les représentants de l’Etat, les gouvernants et les représentants des groupes capitalistes. Un exemple récent : alors qu’avec une consommation moyenne de 11,1 litres par an, la France dépasse de 25 % celle des pays de l’OCDE, alors que l’alcool tue environ 60 000 personnes par an, de plus en plus jeunes, un amendement qui assouplit la loi Evin – qui limitait fortement la publicité pour l’alcool depuis près de 25 ans – a été adopté fin
    2015, grâce à Macron. Cet amendement constitue un vrai recul dans la lutte contre l’alcoolisme, d’autant plus qu’il valorise aussi certains alcools forts. Par contre c’est tout bénéfice pour la filière viticole.
    Imposer un véritable contrôle par les salariés et par l’ensemble de la population, dans ce domaine comme dans bien d’autres, permettrait des progrès considérables.

    .

  • PRÉVENIR LA CORRUPTION DANS LES COLLECTIVITES

    Il ne faut pas s’étonner que des capitalistes puissent corrompre des politiciens. Comme si cette corruption, des politiciens bien sûr, mais aussi des policiers, des magistrats, sans oublier les journalistes, n’avait pas toujours fait partie des pratiques parfaitement courantes du capitalisme, et plus généralement de toutes les classes dominantes. Avoir dans sa manche qui un politicien, qui un magistrat ou un commissaire de police (qui plus est grassement rétribué) est un élément dans la concurrence que peuvent se livrer les capitalistes entre eux.
    Les plus importants disposent quant à eux du soutien direct de leur État d’une façon tout à fait légale et sans bourse délier. Les 48 milliards d’euros versés aux entreprises entre 2013 et 2015 au titre du CICE, l’État auraient pu servir à créer au moins 500 000 emplois à 1 800 euros net mensuels. Ces sommes détournées auraient pu servir aux besoins des collectivités, aux besoins des services publics.
    La transparence, la vraie, ce serait la levée des secrets commerciaux, industriels et bancaires ; ce serait la possibilité pour les salariés et toute la population d’aller vérifier et contrôler la comptabilité des entreprises et de leurs principaux actionnaires. Mais de telles mesures seraient une atteinte véritable au droit des capitalistes de spéculer à leur guise, ce qui est un des fondements du système et de la construction des empires industriels et financiers actuels.