11/02/2017 – Transparency International appelle à la libération immédiate de deux membres de la section vénézuelienne

Deux militants et deux journalistes brésiliens détenus par les autorités vénézuéliennes

Transparency International demande la libération immédiate de deux membres de sa section vénézuélienne, Transparencia Venezuela, et de deux journalistes brésiliens détenus à Maracaibo, dans l’État de Zulia au Venezuela.

Les activistes et les journalistes ont été arrêtés le 11 février par le Service national de renseignement vénézuélien (SEBIN) et leurs téléphones portables ont été confisqués. L’équipe effectuait des recherches sur un projet de construction géré par Odebrecht, l’entreprise brésilienne au coeur d’un vaste scandale de corruption.

« Nos activistes et les journalistes doivent être libérés immédiatement. Ils ne font que leur travail. Odebrecht a admis avoir payé des pots-de-vin au Venezuela. C’est le rôle de la société civile et de la presse d’exposer tout acte répréhensible ».

José Ugaz, Président de Transparency International

La construction du pont qui surplombe le lac de Maracaibo a été démarrée en 2005 par Odebrecht. La firme a récemment conclu une transaction avec le département de la justice des Etats-Unis qui a mis en lumière un réseau financier impliquant des sociétés écrans et plusieurs banques. Ce réseau aurait permis le versement de plus de 788 millions de dollars de pots de vins destinés aux responsables gouvernementaux, leurs partis politiques et leurs dirigeants dans 11 pays, y compris le Venezuela.

Les personnes détenues par Transparencia Venezuela sont Jésus Urbina et María José Tua. Les journalistes brésiliens sont Leandro Stoliar et Gilson Souza de Rede Record.

 

Contact presse

Natalie Baharav
Transparency International
T: 00 49 30 34 38 20 666
E: press@transparency.org