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Exporting corruption
La corruption transnationale, lorsqu’une entreprise verse des pots-de-vin à des responsables publics étrangers, lui permet d’obtenir des profits illicites au détriment des populations et des économies du monde entier. Cette pratique détourne des ressources essentielles, fragilise la démocratie et l’État de droit, et fausse la concurrence sur les marchés internationaux.

La Convention anti-corruption de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) impose aux pays signataires d’interdire et de réprimer la corruption à l’étranger. Transparency International évalue régulièrement la mise en œuvre de ces obligations afin d’identifier les progrès et les lacunes dans les cadres juridiques et les systèmes d’application.
Tous les deux ans, le rapport Exporting corruption évalue la manière dont les 47 plus grands exportateurs mondiaux luttent contre la corruption de leurs entreprises multinationales à l’étranger.
Notre dernier rapport analyse l’application des lois anti-corruption dans 43 des 44 pays signataires de la Convention de l’OCDE, ainsi que dans quatre grands exportateurs non signataires : la Chine, Hong Kong, l’Inde et Singapour. Ces pays, qui représentent chacun plus de 2 % du commerce mondial, jouent un rôle majeur dans les flux commerciaux internationaux, la Chine étant le premier exportateur mondial. Le rapport met en lumière les défaillances des systèmes légaux et d’application, les progrès accomplis, mais aussi les problématiques persistantes, notamment concernant la compensation des victimes et la transparence des données relatives aux enquêtes et aux décisions judiciaires en matière de corruption à l’étranger.
En exposant ces enjeux, Transparency International France contribue à renforcer la lutte contre la corruption internationale et à promouvoir des pratiques commerciales plus responsables et équitables.
Pour approfondir
Lire le rapport sur le forum des entreprises engagées
