
Le 2 février 2026, Transparency International France débutait sa campagne Ma Ville Intègre, une initiative visant à interpeller les candidat·es têtes de listes et à les inciter à placer la transparence et l’intégrité de la vie politique locale au cœur de leur programme. En l’espace d’un mois, l’association a interpellé plus de 450 candidat·es dans les collectivités de 50 000 habitant·es et plus.
À moins de deux semaines des élections municipales, il·elles étaient nombreux·es à avoir répondu présent !
Rappel des engagements
- Mettre en place un plan de prévention de la corruption
- Créer un pôle d’audit interne, le cas échéant mutualisé avec d’autres collectivités
- Renforcer la gouvernance et le contrôle des satellites des collectivités
- Encadrer le recours aux collaborateurs de cabinet
- Publier, en début de mandat, le montant de l’ensemble des indemnités perçues par les élu·es
- Rendre publiques les rencontres entre décideurs locaux et représentants d’intérêts via un agenda ouvert
- Garantir une transparence totale des règles d’attribution des subventions aux associations
- Faciliter l’accès aux documents administratifs et donner systématiquement suite aux avis favorables de la CADA dans un délai d’un mois
- Encadrer le recours aux cabinets de conseil
- Faire de l’alerte un levier central de l’intégrité publique
Loin de constituer de simples déclarations d’intention, ces engagements traduisent une volonté d’exemplarité et de responsabilité. En choisissant de les porter, les futur·es maires affirment leur détermination à lutter concrètement contre la corruption, à renforcer la transparence de l’action publique et à répondre aux attentes croissantes des citoyen·nes en matière d’intégrité démocratique.
Liste des candidat·es engagé·es et des engagements adoptés
L’initiative #MaVilleIntègre: Quelles ont été les tendances et enseignements à retenir au premier tour ?
Dernière mise à jour des données : 16/03/2026, 12:30
Au total, 122 listes se sont engagées à adopter tout ou partie de nos propositions si elles étaient élues, soit environ 20% de l’ensemble des listes sollicitées. Ce premier niveau d’adhésion constitue un signal encourageant et témoigne d’un intérêt concret pour nos engagements.
Ces listes sont réparties dans 85 villes sur l’ensemble du territoire français, avec une surreprésentation des grandes agglomérations. Dans le détail :
- 12% des listes engagées concernent des villes de plus de 300 000 habitant·es ;
- 39% des villes comptent entre 100 000 et 300 000 habitant·es ;
- 33% entre 50 000 et 100 000 habitant·es ;
- 16% moins de 50 000 habitant·es.
Cette répartition montre que la dynamique est particulièrement forte dans les villes moyennes et grandes, où les enjeux de gouvernance et de transparence sont souvent plus visibles et structurants. Les collectivités de moins de 50 000 habitant·es, qui n’ont pourtant pas été démarchées dans le cadre de notre initiative, démontrent également un intérêt pour la démarche.
Sur le plan territorial, les concentrations les plus importantes de listes engagées se situent en Provence-Alpes-Côte d’Azur, en Île-de-France, en Auvergne-Rhône-Alpes et dans le Grand Est. Les deux premières régions figurent également parmi les plus exposées aux atteintes à la probité recensées par le Service statistique ministériel de la sécurité intérieure (SSMSI), ce qui souligne la pertinence et l’actualité de nos propositions dans ces territoires.
Plusieurs maires sortants ont choisi de rejoindre la démarche, notamment Grégory Doucet (Lyon), David Lisnard (Cannes), Johanna Rolland (Nantes) et Philippe Laurent (Sceaux). Au total, les maires sortants engagés à nos côtés représentent 20,5% des candidat·es signataires, ce qui atteste d’un soutien qui dépasse le seul renouvellement politique et s’inscrit aussi dans la continuité de mandats en cours.
Enfin, l’analyse des sensibilités politiques révèle une majorité de listes classées à gauche :
- 53% à gauche,
- 3% à gauche / extrême gauche,
- 16% à l’extrême gauche.
À l’inverse, les listes classées sans étiquette, au centre, à droite et à l’extrême droite sont très faiblement représentées parmi les signataires.
Ces données mettent en lumière une dynamique aujourd’hui principalement portée par les forces de gauche, tout en laissant apparaître des marges de progression importantes auprès d’autres sensibilités politiques.
Cartographie des candidat·es engagé·es élu·es