Filter posts by category

Général

Dans le cadre de l'affaire des biens mal acquis, la justice a saisi des voitures de luxe appartenant à Teodorin Obiang
Actualités

Affaire des biens mal acquis : une avancée majeure pour la justice et les populations spoliées

Le 18 juin 2025, les autorités françaises, accompagnées des forces de l’ordre et sur autorisation du tribunal judiciaire de Paris, ont enfin repris le contrôle de l’immeuble de 3 000 m² situé avenue Foch à Paris, occupé illégalement depuis des années par la Guinée équatoriale. Les serrures des étages concernés ont été changées, mettant fin à une occupation sans fondement diplomatique.

Cette intervention constitue une avancée décisive dans l’exécution du jugement historique rendu contre Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale, définitivement condamné en 2021 pour blanchiment de détournements de fonds publics. Elle ouvre enfin la voie à la restitution des avoirs confisqués – plus de 100 millions d’euros – aux populations équato-guinéennes spoliées.

Depuis quatre ans, Transparency International France, à l’origine de cette procédure judiciaire, n’a cessé d’alerter sur les tentatives d’obstruction mises en œuvre par le régime d’Obiang. Malgré la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) en 2020 rejetant toute immunité diplomatique à l’immeuble, Malabo avait installé une partie de son personnel d’ambassade dans les lieux, bloquant sa mise en vente. Ce blocage a coûté plus d’1,2 million d’euros aux finances publiques françaises contraintes d’assurer la maintenance de l’immeuble depuis maintenant quatre ans.

Jusqu’ici, seuls 6 millions d’euros, issus de la vente de voitures de luxe saisies en 2012, ont été inscrits sur la ligne budgétaire dédiée à la restitution. Le reste des fonds demeure inexploité. Pour Transparency International France, cette situation n’est plus tenable.

Nous saluons cette opération comme une étape essentielle vers la mise en œuvre concrète de la justice. Mais Transparency International France appelle les autorités françaises à ne pas céder aux pressions diplomatiques qui résulteraient de cette opération et rappelle qu’en cas d’obstruction persistante, la circulaire interministérielle du 22 novembre 2022 prévoit expressément une alternative : le financement direct, via des organisations de la société civile, de projets au bénéfice des populations spoliées, sans passer par les autorités du pays d’origine.

Si la Guinée équatoriale continue d’entraver ou refuse de coopérer, la France doit activer sans délai cette voie : mobiliser les fonds récupérés au profit d’acteurs fiables et transparents, qu’ils soient locaux ou internationaux, pour garantir que l’argent retourne bien aux populations lésées.

Car au-delà de ce cas emblématique, d’autres procédures de restitution des biens mal acquis sont en cours concernant notamment les biens de l’ancien dictateur nigérian Sani Abacha et l’ancien vice-président syrien Rifaat Al-Assad.

La France doit rester ferme : appliquer sa loi, faire respecter ses décisions de justice, et garantir que chaque euro issu de la grande corruption bénéficie effectivement à ceux qui en ont été privés.

À travers ces cas emblématiques, c’est la crédibilité du mécanisme français de restitution qui se joue, et avec elle, la confiance des citoyens dans la justice et la lutte contre l’impunité.

Actualités

ACTIVITÉS LÉGISLATIVE 2025 : LA TRANSPARENCE FINANCIERE AU CŒUR DES DEBATS

Au cours des derniers mois, Transparency International France a été mobilisé sur plusieurs réformes législatives en lien avec la lutte contre la délinquance financière. Après plusieurs mois de plaidoyer, plusieurs législations définitivement adoptées sont venues considérablement renforcer la transparence des bénéficiaires effectifs et les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux (LCB-FT).

Actualités

Journée mondiale des lanceurs d’alerte 2025 : l’impartialité et l’indépendance de l’enquête comme gages de protection du lanceur d’alerte ? 

En cette journée mondiale des lanceurs d’alerte, de nombreuses entreprises et institutions communiquent en interne et en externe sur les dispositifs d’alerte professionnels et plus particulièrement sur les garanties offertes aux lanceurs d’alerte, afin d’assurer la protection à laquelle ils ont droit depuis la loi du 21 mars 2022, dite loi Waserman.

Actualités

Journée mondiale des lanceurs d’alerte : le prix à payer pour dire la vérité à l’ère de la désinformation

Les lanceurs d’alerte sont une force essentielle au service de l’intégrité et de la transparence. Ils révèlent des actes répréhensibles dissimulés, dénoncent les abus de pouvoir et permettent de demander des comptes aux institutions et aux individus. Mais dans un monde où les campagnes de désinformation et de mésinformation prospèrent, ils sont doublement vulnérables. Ils deviennent la cible d’attaques coordonnées visant à saper leur crédibilité, à les intimider et à manipuler le récit dans l’arène de l’opinion publique.

Actualités

Lutte contre le blanchiment : les actes de la conférence de Transparency

Le 22 janvier 2025, Transparency International France et l’Observatoire de la lutte anti-blanchiment (OLAB) ont réuni, à la Maison du Barreau à Paris, les principaux acteurs publics et experts de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). Objectif : interroger les limites actuelles du dispositif français et international, à l’heure où l’efficacité réelle du système fait débat.

Retour en haut