Transparency International France publie une note d’analyse identifiant 14 mécanismes de corruption qui freinent l’action publique climatique. A cette occasion, l’ONG organise également un webinaire le mardi 18 novembre de 11h00 à 12h00 pour débattre avec 3 expertes des liens entre corruption et climat/environnement.
Alors que la COP 30 a débuté à Belém au Brésil, les attentes sont fortes : les États doivent prendre des engagements forts et les traduire en actions concrètes et coordonnées face à la crise climatique. Un obstacle majeur freine ces mesures : la corruption, au sens large du terme. Transparency International France lutte en effet contre toutes les formes de corruption, allant du délit pénal de corruption au sens strict, à des phénomènes d’influence indue plus larges et insidieux.
Transparency France a ainsi identifié 14 formes de corruption différentes dans une note d’analyse que nous publions, et nous proposons pour chacune de ces formes une grille d’analyse juridique, des exemples concrets et des solutions que nous défendons.
« La corruption climatique ne se limite pas aux pots-de-vin ou aux détournements. Elle peut se manifester par des formes plus subtiles d’influence indue comme les conflits d’intérêts, le financement de la recherche, la sur-représentation de lobbyistes des énergies fossiles lors des COP… chacune de ces formes de corruption contribue à la paralysie des Etats face à l’urgence climatique, il n’y aura pas de transition écologique sans lutte contre la corruption. »
Kévin Gernier, auteur de la note et responsable de plaidoyer pour Transparency International France
Pour débattre de ces liens entre corruption, environnement et climat, Transparency International France organise un webinaire public le mardi 18 novembre de 11h00 à 12h00, intitulé «Corruption verte, environnementale ou climatique : décrire et lutter contre un frein à la transition écologique », avec :
- Chantal Cutajar : Maitre de conférence en droit, coordinatrice du « Livre blanc sur la corruption environnementale » paru le 2 octobre 2025 aux éditions Dalloz.
- Amanda Cabrejo Le Roux : Directrice adjointe du programme « corruption verte » du Basel Institute on Governance.
- Sophie Lemaître : Docteur en droit, membre associée de l’Institut Ouest Droit et Europe de l’université de Rennes et experte des questions de corruption et d’environnement.
S’inscrire au webinaire sur la corruption verte du 18 novembre à 11h00