Archive pour juillet 2025
Rachida Dati renvoyée en correctionnelle : Transparency InternationalFrance dénonce les attaques contre la justice de la ministre et appelle à l’exigence d’exemplarité
Transparency International France prend acte de l’ordonnance de renvoi au tribunal correctionnel de Mme Rachida Dati, ministre en exercice, et de M.Carlos Ghosn pour des faits présumés de corruption dans le cadre de sa relation contractuelle avec l’alliance Renault-Nissan entre 2014 et 2017, alors dirigée par Carlos Ghosn. Cette décision marque une étape judiciaire importante…
Lire la suiteNous appelons Volodymyr Zelensky à opposer son veto et à empêcher le démantèlement des agences anticorruption ukrainiennes
Le Parlement vient d’adopter le projet de loi n°12414, visant à éliminer l’indépendance du Bureau national anticorruption d’Ukraine (NABU) et du Parquet spécialisé anticorruption (SAPO). En violation du Règlement intérieur de la Rada (le Parlement ukrainien), les députés ont profondément modifié le contenu du projet de loi n°12414 après sa première lecture, en y introduisant…
Lire la suiteTransparency France publie son premier rapport d’impact
En 2025, Transparency International France choisit de publier pour la première fois un rapport d’impact, marquant une évolution significative par rapport au traditionnel rapport d’activité. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer la lisibilité de notre action auprès de nos parties prenantes et de nos soutiens. Elle témoigne aussi de l’exemple que nous comptons donner en matière de redevabilité, espérant pouvoir entraîner dans cette voie les acteurs publics et privés.
Lire la suiteTransparency International France salue l’héritage d’Olivier Marleix et son engagement pour l’intégrité de la vie publique.
Transparency International France salue l’héritage d’Olivier Marleix et son engagement pour l’intégrité de la vie publique.
Lire la suiteAffaire des biens mal acquis :une avancée majeure pour la justice et les populations spoliées
Le 18 juin 2025, les autorités françaises, accompagnées des forces de l’ordre et sur autorisation du tribunal judiciaire de Paris, ont enfin repris le contrôle de l’immeuble de 3 000 m² situé avenue Foch à Paris, occupé illégalement depuis des années par la Guinée équatoriale. Les serrures des étages concernés ont été changées, mettant fin à une occupation sans fondement diplomatique.
Cette intervention constitue une avancée décisive dans l’exécution du jugement historique rendu contre Teodoro Nguema Obiang Mangue, vice-président de la Guinée équatoriale, définitivement condamné en 2021 pour blanchiment de détournements de fonds publics. Elle ouvre enfin la voie à la restitution des avoirs confisqués – plus de 100 millions d’euros – aux populations équato-guinéennes spoliées.
Depuis quatre ans, Transparency International France, à l’origine de cette procédure judiciaire, n’a cessé d’alerter sur les tentatives d’obstruction mises en œuvre par le régime d’Obiang. Malgré la décision de la Cour internationale de justice (CIJ) en 2020 rejetant toute immunité diplomatique à l’immeuble, Malabo avait installé une partie de son personnel d’ambassade dans les lieux, bloquant sa mise en vente. Ce blocage a coûté plus d’1,2 million d’euros aux finances publiques françaises contraintes d’assurer la maintenance de l’immeuble depuis maintenant quatre ans.
Jusqu’ici, seuls 6 millions d’euros, issus de la vente de voitures de luxe saisies en 2012, ont été inscrits sur la ligne budgétaire dédiée à la restitution. Le reste des fonds demeure inexploité. Pour Transparency International France, cette situation n’est plus tenable.
Nous saluons cette opération comme une étape essentielle vers la mise en œuvre concrète de la justice. Mais Transparency International France appelle les autorités françaises à ne pas céder aux pressions diplomatiques qui résulteraient de cette opération et rappelle qu’en cas d’obstruction persistante, la circulaire interministérielle du 22 novembre 2022 prévoit expressément une alternative : le financement direct, via des organisations de la société civile, de projets au bénéfice des populations spoliées, sans passer par les autorités du pays d’origine.
Si la Guinée équatoriale continue d’entraver ou refuse de coopérer, la France doit activer sans délai cette voie : mobiliser les fonds récupérés au profit d’acteurs fiables et transparents, qu’ils soient locaux ou internationaux, pour garantir que l’argent retourne bien aux populations lésées.
Car au-delà de ce cas emblématique, d’autres procédures de restitution des biens mal acquis sont en cours concernant notamment les biens de l’ancien dictateur nigérian Sani Abacha et l’ancien vice-président syrien Rifaat Al-Assad.
La France doit rester ferme : appliquer sa loi, faire respecter ses décisions de justice, et garantir que chaque euro issu de la grande corruption bénéficie effectivement à ceux qui en ont été privés.
À travers ces cas emblématiques, c’est la crédibilité du mécanisme français de restitution qui se joue, et avec elle, la confiance des citoyens dans la justice et la lutte contre l’impunité.
Lire la suiteL’impasse des négociations européennes sur la lutte contre la corruption accroît la pression sur la présidence danoise entrante du Conseil de l’UE
Alors que le Danemark prend aujourd’hui la présidence du Conseil de l’UE, Transparency International appelle à un leadership urgent pour relancer les négociations bloquées sur la directive européenne anti-corruption, après l’échec des discussions la semaine dernière.
Lire la suiteACTIVITÉS LÉGISLATIVE 2025 : LA TRANSPARENCE FINANCIERE AU CŒUR DES DEBATS
Au cours des derniers mois, Transparency International France a été mobilisé sur plusieurs réformes législatives en lien avec la lutte contre la délinquance financière. Après plusieurs mois de plaidoyer, plusieurs législations définitivement adoptées sont venues considérablement renforcer la transparence des bénéficiaires effectifs et les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux (LCB-FT).
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